17.11.2025

Techniques de vente : ce n’est pas ta faute, mais c’est ta responsabilité

5min de lecture

Hello les loulous,

Ce n’est pas toujours ta faute.

Mais c’est ta responsabilité.

Et non, ce n’est pas une citation Pinterest écrite sur un fond beige avec une montagne en arrière-plan.

C’est un rappel brutal pour les commerciaux qui veulent vraiment progresser.

Parce que non, tu n’es pas responsable de tout ce qui merde.

Le prospect qui te ghoste ? Pas toujours ta faute.

Le marché qui part en PLS ? Pas toujours ta faute.

Le deal qui foire alors que tout semblait bien parti ? Pas toujours ta faute.

Mais ta réaction, elle, t’appartient.

Et dans la vente, ce n’est pas celui qui a la vie la plus facile qui gagne.

C’est celui qui assume, qui pivote, qui apprend et qui avance.

Voilà une des techniques de vente les plus sous-cotées : arrêter de chercher un coupable et commencer à chercher un levier.

1. Le prospect te ghoste ? Pas ta faute. Mais la relance, c’est ta responsabilité.

Exemple :

Tu fais un bon call.

Le prospect est engagé. Il pose des questions. Il te dit :

“Yes, super intéressant, envoyez-moi les infos.”

Tu envoies.

Tu relances une fois.

Deux fois.

Silence radio.

Et là, tu conclus :

“Bon, il n’était pas intéressé.”

Erreur.

Peut-être qu’il n’était pas intéressé.

Ou peut-être que ta relance ressemblait à toutes les relances molles qu’il reçoit déjà chaque semaine.

Tu sais, le fameux :

“Bonjour, je me permets de faire suite à mon précédent message…”

Magnifique.

Une phrase tellement vide qu’elle pourrait être imprimée sur un mug de salle de pause.

Ce que font 90% des commerciaux :


     

     

     


Problème : la vente, ce n’est pas attendre qu’on t’aime.

C’est créer une raison de répondre.

Ce que fait un vrai commercial :

Il change l’angle.

Il relance avec du contexte, de la valeur, ou une question qui pique.

Exemple :

“Lors de notre échange, vous m’avez dit que votre priorité était de réduire les deals qui stagnent après la démo. J’ai résumé les 3 leviers qu’on peut activer ce mois-ci. Vous voulez qu’on avance maintenant ou je vous laisse pour Q1 ?”

Là, ce n’est plus une relance.

C’est une vraie reprise de conversation.

Tu peux aussi envoyer une vidéo Loom de 45 secondes.

Pas un documentaire Netflix sur ton offre.

45 secondes :


     

     

     


Ou un vocal LinkedIn.

30 secondes. Personnalisé. Humain. Pas un script récité avec l’énergie d’un serveur vocal.

Action : prépare 3 formats de relance pour tes prospects silencieux : un mail court, une vidéo Loom et un vocal LinkedIn. Et arrête de renvoyer le même message en espérant un miracle. Ce n’est pas du business, c’est du loto.

2. Le marché est en PLS ? Pas ta faute. Mais ton adaptation, c’est ta responsabilité.

Exemple :

La période est dure.

Les budgets sont coupés.

Les prospects veulent “attendre la rentrée”.

Les cycles de vente s’allongent.

Tout le monde réfléchit, valide, revalide, puis disparaît dans un comité interne dont personne ne connaît vraiment l’utilité.

Bienvenue dans la vraie vie.

Ce que font beaucoup de commerciaux :


     

     

     


Très belle stratégie.

La stratégie du paillasson sous anxiolytique.

Quand le marché change, ton discours doit changer.

Si tu continues à vendre ton offre comme un “nice-to-have”, tu vas te prendre le mur.

En période tendue, les entreprises n’achètent pas du confort.

Elles achètent de la réduction de risque.

Elles achètent du temps gagné.

Elles achètent de la protection de chiffre d’affaires.

Elles achètent une raison de ne pas perdre plus d’argent.

Donc ton offre ne doit plus être présentée comme un coût.

Elle doit devenir un bouclier.

Exemple :

Au lieu de dire :

“On vous aide à optimiser votre processus commercial.”

Dis plutôt :

“On identifie où vos deals décrochent et on met en place un plan de relance sur 30 jours pour éviter que vos opportunités chaudes finissent en fantômes CRM.”

Là, on parle business.

Pas décoration PowerPoint.

Autre levier : change d’interlocuteur.

Tu parles toujours au CEO ? Peut-être que ce n’est plus la bonne porte d’entrée.

Parle au Head of Sales.

Au Sales Ops.

Au directeur commercial.

À la personne qui vit le problème tous les jours et qui peut devenir ton champion interne.

Parce que dans la vente B2B, le décideur n’est pas toujours celui qui ressent la douleur.

Et celui qui ressent la douleur peut parfois faire bouger le décideur.

Action : reprends ton pitch actuel. Demande-toi : “Est-ce que je vends un bonus sympa ou une vraie protection contre un problème urgent ?” Si ta réponse fait bâiller, réécris.

3. Le deal a foiré ? Pas ta faute. Mais si tu n’apprends rien, là oui : c’est ta responsabilité.

Exemple :

Tu t’es donné à fond.

Le prospect était chaud.

Le call s’est bien passé.

Tu as envoyé la proposition.

Et puis… plus rien.

Ou pire : il dit non.

Tu ranges ça dans la boîte “pas de bol”.

Non.

Le vrai problème, ce n’est pas de perdre un deal.

Ça arrive.

Même aux bons.

Le vrai problème, c’est de perdre un deal et de ne rien apprendre.

Ce que font beaucoup de commerciaux :


     

     

     


Résultat : ils répètent les mêmes erreurs.

Mais avec une nouvelle casquette LinkedIn.

Ce que fait un vrai commercial :

Il cherche le moment où le deal a décroché.

Pas le moment où le prospect a dit non.

Le moment où l’attention, l’urgence ou la confiance ont commencé à baisser.

Et parfois, ça pique.

Peut-être que tu as parlé trop tôt de ton offre.

Peut-être que tu n’as pas assez creusé le problème.

Peut-être que tu n’as jamais demandé les critères de décision.

Peut-être que tu as accepté un “on revient vers vous” comme si c’était une vraie prochaine étape.

Spoiler : ce n’en est pas une.

Tu peux aussi demander un vrai feedback.

Pas un message needy du type :

“Pourquoi vous n’avez pas signé avec moi ?”

Un message propre :

“Merci pour votre retour, aucun souci pour la décision. J’aimerais simplement comprendre une chose pour progresser : à quel moment avez-vous senti que notre proposition décrochait de vos vraies priorités ?”

Là, tu ne forces pas.

Tu apprends.

Et c’est comme ça que tu améliores ton processus de vente.

Action : prends ton dernier deal perdu. Note le moment exact où ça a commencé à ralentir. Puis écris une chose que tu changeras sur ton prochain call : une question, une relance, une reformulation, une étape claire.

Conclusion : tu n’as pas à être coupable, mais tu n’as pas le droit d’être passif

Chercher un coupable, c’est rassurant.

Chercher un levier, c’est puissant.

Et dans la vente, chaque couac peut devenir un step-up.

Mais seulement si tu le choisis.

Pas de réponse à ton mail ?

Change ta relance.

Pas de budget ?

Change ton angle.

Pas de closing ?

Analyse ton discovery.

Tu n’as pas à tout porter.

Mais tu as l’obligation de tout assumer.

Parce que la vraie responsabilité commerciale, ce n’est pas de tout réussir.

C’est de tout transformer.


     

     

     

     

     


Alors à la prochaine galère, pose-toi juste une question :

“Ok. Et maintenant, je fais quoi ?”

Ta réponse à cette question, c’est ton vrai niveau.

Pas ton titre LinkedIn.

Pas ton CRM rempli.

Pas ton discours sur la résilience.

Ton vrai niveau, c’est ce que tu fais quand ça ne se passe pas comme prévu.

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