
Objections commerciales : répondre à “on a déjà une solution”
J’ai un truc pour toi si tu en as marre de galérer seul
Le plus grand danger pour un commercial ou un freelance, c’est la solitude.
Personne pour relire cette propale critique.
Personne pour te dire pourquoi tu as vraiment raté ce closing.
Personne pour challenger ton argumentaire quand tu t’auto-convaincs que “ça passait presque”.
Tu navigues à l’aveugle.
J’ai créé une solution pour changer ça : L’Alter Ego.
Imagine avoir mon cerveau et mes 13 ans d’expérience greffés sur ton business, 24/7.
Ce n’est pas une formation.
C’est un accès direct à ma méthode pour auditer tes emails, challenger tes arguments et débloquer tes deals en temps réel, comme si j’étais assis à côté de toi.
Tu fais le travail.
Je le perfectionne.
On sécurise le revenue.
Je vais ouvrir quelques accès pour tester ce nouveau format d’accompagnement à la demande.
Si on atteint le palier de 100, on lance.
Sinon, on oublie.
Rejoindre la liste d’attente
Hello les loulous,
Soyons clairs.
Quand un prospect te dit :
“On a déjà une solution.”
La plupart des commerciaux entendent :
“C’est mort.”
Et ils lâchent l’affaire.
“Très bien, je ne veux pas vous faire perdre de temps.”
Erreur fatale.
Parce que cette phrase-là, ce n’est pas un mur.
C’est une porte.
Et derrière cette porte, il y a :
- un budget déjà validé ;
- une douleur déjà identifiée ;
- un prospect déjà éduqué sur ton marché.
Autrement dit : le terrain idéal pour un vendeur intelligent.
“On a déjà une solution” fait partie des objections commerciales les plus mal traitées.
Pas parce qu’elle est complexe.
Mais parce que les vendeurs paniquent dès qu’ils l’entendent.
Le piège du vendeur moyen
Dès qu’il entend “on a déjà une solution”, le vendeur moyen se jette sur deux questions :
“Quel outil utilisez-vous ?”
“Ça se passe bien avec eux ?”
C’est creux.
Prévisible.
Et surtout, inutile.
Parce que ces questions amènent des réponses d’une ligne :
“On utilise X.”
“Ça marche bien.”
Fin de l’histoire.
Tu viens de donner au prospect une sortie simple.
Bravo.
Tu voulais ouvrir une conversation, tu as fermé la porte toi-même.
La clé, c’est de provoquer une réflexion sans provoquer de résistance.
Tu veux amener ton prospect à parler.
Pas à se défendre.
Et pour ça, tout est dans la façon de cadrer la conversation.
1. De “l’outil” au résultat attendu
Ne cherche pas à savoir s’il aime sa solution.
Ça ne sert à rien.
Personne ne va te dire au bout de 3 minutes :
“Oui, on a choisi un outil moyen, on regrette un peu, venez nous sauver.”
Ce serait pratique.
Mais la vente n’est pas un Disney.
Cherche plutôt à comprendre pourquoi il l’a choisie.
Exemple :
“Quand vous avez pris la décision d’implémenter [Nom de la solution], quel résultat concret vous visiez à l’époque ?”
Puis :
“Qu’est-ce qui, à ce moment-là, vous a fait dire : c’est bon, c’est celle-là qu’il nous faut ?”
Là, tu ouvres la porte sur l’intention d’achat initiale.
Tu ne critiques pas.
Tu explores.
Et dans beaucoup de cas, tu vas découvrir que la promesse de départ n’a pas été totalement tenue.
Pas forcément un échec complet.
Mais un écart.
Et les deals naissent souvent dans les écarts.
Action pragmatique : remplace “vous utilisez quoi ?” par “qu’est-ce que vous vouliez obtenir au départ ?”. Tu passes d’une question d’inventaire à une vraie question de vente.
2. De “satisfaction” à “frustration ou opportunité”
Ne demande jamais :
“Vous êtes satisfait ?”
Question molle.
Réponse molle.
Personne n’aime reconnaître qu’il s’est trompé.
Encore moins devant un vendeur qui sent déjà l’opportunité comme un labrador sent une chips tombée sous la table.
Amène plutôt le prospect à parler de ce qu’il voudrait mieux, plus, ou différemment.
Exemple :
“Si vous repartiez de zéro aujourd’hui, avec l’expérience que vous avez du sujet, par quoi vous commenceriez ?”
Ou :
“Qu’est-ce que vous aimeriez voir évoluer dans votre manière de gérer ce sujet ?”
Tu n’as pas besoin qu’il critique son fournisseur.
Tu veux qu’il exprime un manque.
Et dès qu’il exprime un manque, la porte est ouverte.
Parce que tu n’es plus en train de lui dire :
“Votre solution est nulle.”
Tu l’aides à dire :
“On pourrait faire mieux.”
Nuance énorme.
Action pragmatique : bannis “vous êtes satisfait ?” de tes calls. Remplace par “qu’est-ce que vous feriez différemment aujourd’hui ?”. C’est plus subtil, plus utile, et beaucoup moins agressif.
3. De “performance” à “écart entre promesse et réalité”
Ne cherche pas à valider ce qui marche.
Cherche à creuser ce qui coince.
Mais sans le dire frontalement.
Parce que si tu attaques la solution en place, le prospect va défendre son choix.
Et à partir de là, tu n’es plus en call de vente.
Tu es en débat.
Et les débats ne signent pas beaucoup de contrats.
Pose plutôt une question comme :
“Quand vous aviez découvert [Nom de la solution], qu’est-ce qui vous avait le plus séduit dans leur approche ?”
Puis :
“Et aujourd’hui, comment ce point fort se traduit concrètement pour vos équipes au quotidien ?”
Là, tu fais remonter la dissonance.
Le décalage entre le discours marketing qu’il a acheté et la réalité terrain qu’il vit.
C’est propre.
C’est subtil.
Et ça lui fait verbaliser les écarts sans se sentir jugé.
Parce que ce n’est pas toi qui dis :
“Votre outil ne tient pas ses promesses.”
C’est lui qui réalise :
“En fait, on n’en tire peut-être pas tout ce qu’on voulait.”
Et là, tu as une vraie conversation.
Action pragmatique : cherche toujours l’écart entre la promesse achetée et la réalité vécue. C’est souvent là que ton offre devient pertinente.
4. De “fonctionnalités” à “compromis cachés”
Ne parle pas trop vite d’intégration.
Ne parle pas trop vite de compatibilité.
Ne parle pas trop vite de features.
Les features, c’est bien.
Mais ce n’est pas là que la douleur se cache.
La douleur se cache dans le bricolage.
Les contournements.
Les fichiers Excel de secours.
Les doubles saisies.
Les équipes qui “font avec”.
Les process bancals que tout le monde subit en silence.
Pose une question comme :
“Sur quels aspects vos équipes doivent encore jongler entre plusieurs outils ou faire un peu de manuel ? Les petits contournements du quotidien, les fichiers Excel de secours, ce genre de trucs…”
Là, tu vas trouver les frustrations invisibles.
Pas les gros problèmes affichés en réunion.
Les petits irritants qui coûtent du temps, de l’énergie, de la clarté.
Et c’est précisément sur ces failles-là que ton offre peut devenir pertinente.
Parce qu’un prospect déjà équipé ne cherche pas forcément à tout remplacer.
Il cherche souvent à arrêter de subir ce que sa solution actuelle ne règle pas.
Action pragmatique : dans ton prochain call, demande où les équipes bricolent encore. Les réponses seront souvent plus utiles que 15 minutes de pitch produit.
Pourquoi cette approche marche
Parce que tu ne critiques jamais.
Tu accompagnes la réflexion.
Tu ne joues pas au vendeur qui débarque avec son marteau pour casser la solution en place.
Tu joues le rôle du diagnosticien.
Et un bon diagnosticien ne juge pas.
Il observe.
Il questionne.
Il fait émerger.
Tu fais partie du diagnostic, pas du problème.
Tu amènes ton prospect à dire, de lui-même :
“C’est vrai qu’on pourrait faire mieux sur ce point.”
Et quand un prospect te dit ça, tu n’as plus besoin de forcer.
Il vient de t’inviter à proposer une solution.
C’est ce qu’on appelle le transfert d’initiative.
Le moment où ce n’est plus toi qui pousses.
C’est lui qui te demande d’aller plus loin.
Exemple terrain
Serge, commercial dans une boîte B2B tech.
Premier appel avec un prospect équipé depuis 3 ans d’une solution concurrente.
Le prospect lui dit :
“On a déjà une solution.”
Le Serge débutant aurait répondu :
“Ah, vous utilisez quoi ? Et ça se passe bien ?”
Et il se serait pris :
“Oui, ça marche bien.”
Fin du sketch.
Mais Serge a fait mieux.
Il démarre par :
“À l’époque, qu’est-ce qui avait rendu ce choix évident pour vous ?”
Le prospect raconte.
Puis Serge enchaîne :
“Et aujourd’hui, avec l’expérience que vous avez du produit, qu’est-ce qui mériterait un coup de neuf ou un peu plus d’automatisation ?”
Résultat :
Le prospect lui parle spontanément de trois irritants majeurs que son fournisseur n’a jamais réglés.
Et c’est sur ces trois points que Serge ancre sa proposition.
Sans jamais avoir critiqué la solution existante.
Propre.
Calme.
Efficace.
L’état d’esprit à garder
Un prospect qui dit “on a déjà une solution”, c’est une opportunité déguisée.
Ce n’est pas un mur à casser.
C’est une porte à pousser doucement.
Tu n’as rien à voler.
Tu n’as rien à casser.
Tu n’as pas besoin de dire que le concurrent est nul.
Tu viens simplement montrer que le monde a évolué.
Que les besoins aussi.
Que les attentes ont changé.
Et que tu peux peut-être aider à franchir le palier suivant.
Tu restes calme.
Curieux.
Respectueux.
Et paradoxalement, c’est ce calme-là qui te donne le pouvoir.
Le vendeur qui attaque déclenche de la défense.
Le vendeur qui diagnostique déclenche de la réflexion.
Devine lequel close le plus.
Conclusion : “on a déjà une solution” est ton meilleur point d’entrée
Un prospect déjà équipé, c’est quelqu’un qui :
- connaît le problème ;
- comprend la valeur du sujet ;
- a déjà sorti le portefeuille une fois.
Tu n’as pas besoin de l’éduquer depuis zéro.
Tu dois simplement lui rappeler pourquoi il ne peut plus se contenter du statu quo.
Alors la prochaine fois que tu entends :
“On est déjà équipés.”
Ne sors pas ton parapluie.
Sors ton scalpel.
Parce qu’à ce moment précis, le deal commence.
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C’est tout pour cette semaine les loulous.
Prends soin de toi, amuse-toi, dis à tes proches que tu les aimes.
Le reste, c’est que du business.
Votre Ambassadeur Sales,
Enzo
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