23.06.2026

Techniques de vente : traite tes prospects comme tu veux être traité

5min de lecture

Hello les loulous,

Ma mère me répétait souvent :

“Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse.”

Classique.

Sauf qu’en grandissant, j’ai arrêté de voir cette phrase comme un rappel moral.

Je l’ai retournée en stratégie commerciale.

Parce que dans la vente, ce principe, c’est une arme absolue.

Si tu le prends au sérieux, il te transforme en aimant à deals.

Pas en “nice guy”.

Pas en “gentil vendeur”.

Pas en commercial qui termine tous ses mails par “bien à vous” avec la main sur le cœur.

En vendeur que les gens respectent.

Et ça, dans un marché saturé de messages copiés-collés, c’est une vraie différence.

Les meilleures techniques de vente ne commencent pas avec un script magique.

Elles commencent avec une question simple :

est-ce que j’aimerais qu’on me vende comme ça ?

1. En prospection : la posture anti-bullshit

Tu détestes qu’on te spamme ?

Alors arrête de spammer.

Tu détestes qu’on t’appelle avec une accroche molle, vague ou mensongère ?

Alors ne commence pas tes calls avec :

“Je ne vous dérange pas ?”

Ou :

“J’ai vu que vous étiez la bonne personne…”

Tu n’as rien vu du tout, Kevin.

Tu as juste cliqué sur un filtre LinkedIn et prié pour que ça passe.

Le respect, ce n’est pas d’être poli.

C’est d’être pertinent.

La politesse sans pertinence, c’est juste un emballage cadeau autour d’une perte de temps.

Quand j’appelle, je veux que la personne sente deux choses :

  • que j’ai bossé mon sujet ;
  • que je ne vais pas lui faire perdre son temps.

Exemple concret :

“Bonjour, Enzo Colucci. J’ai vu que vous recrutiez deux commerciaux en ce moment. J’aide les entreprises comme XX et YY dans cette phase à réduire le temps de montée en compétences de moitié. Je vous explique la raison de mon appel.”

C’est direct.

C’est honnête.

C’est humain.

Et surtout, ça donne une raison claire d’écouter.

Tu veux que les gens t’écoutent ?

Fais comme si tu étais à leur place.

Demande-toi :

est-ce que j’aimerais recevoir cet appel ?

Si la réponse est non, reformule.

Encore.

Jusqu’à trouver le bon équilibre entre impact et respect.

Parce qu’un bon cold call, ce n’est pas un coup de force.

C’est une interruption qui mérite d’être pardonnée.

Action pragmatique : prends ton opener actuel et pose-toi une seule question : “si on m’appelait avec cette phrase, est-ce que je laisserais 20 secondes ?” Si non, recommence.

2. En vente : écoute, pas monologue

Tu détestes les gens qui parlent d’eux pendant 20 minutes ?

Alors pourquoi tu fais pareil avec ton prospect ?

La vente, ce n’est pas une performance.

Ce n’est pas un concours d’éloquence.

Ce n’est pas le moment de réciter ton pitch commercial comme si tu passais un oral de BTS Force de Vente en 2009.

La vente, c’est une conversation.

Et dans une conversation, celui qui parle le plus n’est pas celui qui contrôle.

C’est souvent celui qui panique.

Celui qui écoute le mieux contrôle vraiment.

Quand ton prospect parle, écoute vraiment.

Pas pour “rebondir”.

Pas pour placer ta solution à la première virgule.

Pas pour attendre poliment ton tour de parler.

Pour comprendre :

  • ce qu’il vit ;
  • comment il le dit ;
  • ce qui l’agace ;
  • ce qu’il évite ;
  • ce qui compte vraiment pour lui.

Les bons vendeurs posent des questions.

Les excellents posent les bonnes.

Et tu sais ce qu’elles ont en commun ?

Elles ne jugent pas.

Elles explorent.

Exemples simples :

“Comment vous gérez ça aujourd’hui ?”

“Qu’est-ce qui marche bien, et qu’est-ce qui vous fatigue le plus ?”

“Qu’est-ce que vous aimeriez qu’il se passe à la place ?”

Là, tu n’es pas en train de vendre.

Tu construis le terrain.

Tu fais parler le prospect.

Tu comprends son contexte.

Et surtout, tu lui donnes une chose rare : l’impression d’être vraiment écouté.

Tu veux que ton prospect s’ouvre ?

Comporte-toi comme tu aimerais qu’on le fasse avec toi.

Pas comme un vendeur.

Comme un allié.

Action pragmatique : sur ton prochain rendez-vous, impose-toi une règle : ne présente pas ta solution avant d’avoir compris le problème avec les mots du prospect. Pas les tiens. Les siens.

3. En relance : valeur, humour et timing

Tu détestes les relances lourdes ?

Celles du genre :

“Bonjour, je fais suite à mon précédent message…”

Alors arrête d’en envoyer.

Vraiment.

Cette phrase devrait être enterrée dans un cimetière CRM, entre “je me permets” et “petit point rapide”.

Une relance, c’est comme un message à un pote.

Si tu veux une réponse, il faut donner envie.

Pas rappeler que tu existes.

Pas culpabiliser.

Pas pousser ton agenda comme si ton prospect était responsable de ton pipe vide.

Tu dois apporter quelque chose.

Un angle.

Une idée.

Un sourire.

Une précision utile.

Exemple :

“Je me doute que la semaine a dû être sportive. Promis, ce n’est pas une relance agressive. Juste une idée qui peut peut-être vous sauver un peu de temps ce mois-ci.”

Ou, plus taquin :

“J’avais parié que vous me répondriez avant vendredi. J’ai perdu. Mais si je gagne la revanche, je vous montre pourquoi je tenais à ce call.”

Tu fais sourire.

Tu restes dans la tête.

Et tu respectes la personne.

Le bon réflexe, c’est toujours de te relire comme si tu étais le destinataire.

Tu veux sourire ?

Donne ça.

Tu veux réfléchir ?

Donne ça.

Tu veux soupirer, ignorer, supprimer ?

Alors ne t’étonne pas si on te renvoie exactement la même énergie.

La relance n’est pas un rappel.

C’est une nouvelle occasion de créer de la valeur.

Action pragmatique : avant d’envoyer une relance, demande-toi : “est-ce que ce message apporte quelque chose de nouveau ?” Si la réponse est non, ne l’envoie pas. Réécris.

4. En interne : le CRM, ce n’est pas un carnet de notes, c’est ton héritage

Tu veux vraiment qu’un collègue récupère ton secteur et ne trouve rien ?

Zéro note.

Zéro contexte.

Zéro historique.

Juste une fiche contact vide avec un prénom mal orthographié et une opportunité appelée “à relancer”.

Non ?

Alors alimente ton CRM.

Ce n’est pas une corvée.

C’est une marque de respect.

Parce qu’un jour, c’est peut-être toi qui reprendras le compte d’un autre.

Et si tu trouves zéro note, zéro relance, zéro contexte…

Tu vas vouloir le retrouver pour lui faire avaler son MacBook.

Donc fais ce que tu aimerais qu’on fasse pour toi.

Mets à jour.

Note.

Documente.

Pas pour faire plaisir au manager.

Pas pour cocher une case.

Pas pour que le CRM ressemble à un sapin de Noël avec des champs obligatoires remplis n’importe comment.

Pour te comporter en pro.

Un CRM propre, c’est :

  • un contexte clair ;
  • les douleurs identifiées ;
  • les objections entendues ;
  • les prochaines étapes ;
  • les personnes impliquées ;
  • les vrais signaux d’achat ;
  • les raisons de perte ou de blocage.

Un CRM sale, c’est une dette.

Et comme toutes les dettes, quelqu’un finit par la payer.

Souvent toi.

Souvent trop tard.

Action pragmatique : après chaque call important, prends 3 minutes pour écrire une note que ton futur toi pourrait comprendre dans 6 mois. Si tu ne comprends pas ta propre fiche, c’est que tu as écrit de la décoration.

5. Le vrai fond du sujet

Vendre, ce n’est pas manipuler.

C’est comprendre.

Et comprendre, c’est se mettre à la place de l’autre.

Quand tu fais ça, tout devient plus fluide :

  • les appels sont plus naturels ;
  • les échanges plus honnêtes ;
  • les relances plus humaines ;
  • les deals plus solides ;
  • la relation client plus durable.

Et attention, ce n’est pas une question de “valeurs” pour faire joli sur une page LinkedIn.

C’est une question d’efficacité.

Parce que le respect crée la confiance.

Et la confiance, c’est ce qui fait signer.

Un prospect ne signe pas seulement parce que ton offre est bonne.

Il signe parce qu’il croit que tu ne vas pas le planter.

Il signe parce qu’il sent que tu as compris.

Il signe parce qu’il pense que tu vas tenir parole.

Il signe parce qu’il te respecte assez pour te laisser entrer dans son business.

Et ça, tu ne l’obtiens pas avec un script.

Tu l’obtiens avec ton comportement.

Ton niveau de préparation.

Ta manière d’écouter.

Ta façon de relancer.

Ta capacité à être utile sans être lourd.

En gros : en étant le vendeur que toi-même tu supporterais.

Conclusion : traite tes prospects comme tu veux être traité

C’est tout.

Pas besoin de pipeline magique.

Pas besoin de framework en 9 étapes.

Pas besoin d’un acronyme à la con inventé par un consultant qui n’a pas vendu depuis 2014.

Juste un principe vieux comme le monde, appliqué avec modernité :

sois le vendeur que tu aimerais avoir en face.

Tu veux qu’on t’écoute ?

Écoute.

Tu veux qu’on te respecte ?

Respecte.

Tu veux qu’on te réponde ?

Sois intéressant.

Tu veux qu’on te fasse confiance ?

Arrête de jouer un rôle.

Parce qu’en 2026, le vrai différenciateur, ce n’est pas seulement ta solution.

C’est ton comportement.

Les prospects ont vu passer des centaines de pitchs.

Des promesses.

Des automatisations.

Des relances “personnalisées” écrites par une IA sous caféine.

Ce qui devient rare, c’est un vendeur clair, préparé, honnête et respectueux du temps des autres.

Et bizarrement, c’est souvent celui-là qu’on rappelle.

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C’est tout pour cette semaine les loulous.

Prends soin de toi, amuse-toi, dis à tes proches que tu les aimes.

Le reste, c’est que du business.

Votre Ambassadeur Sales,

Enzo

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